Comité de soutien à Laurent Vili

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vendredi 5 décembre 2008

Le verdit est tombé : Laurent Vili acquitté !

Le premier message arrive à l'instant de sa compagne :

Lolo est acquitté !

Comment dire ? .... pas de mot tellement c'est .... aaahhhhh !

Laurent est acquitté pour la seconde fois !


55 mn de délibérations et voilà ! Quel soulagement ! Quel bonheur ! Que d'émotions !

Procès Vili : L’arme du crime grande absente

Les Nouvelles Calédoniennes édition du 5 décembre 2008

Hier, il a beaucoup été question de la grande absente de ce procès : l’arme du crime. Autre (petite) difficulté : la position du tireur qui a atteint Jean-Marie Goyetta.

Les cassettes audio des écoutes téléphoniques et des disques informatiques. C’est tout ce qui se trouve dans la caisse des pièces à conviction. Le procès de Laurent Vili est un procès sans arme. Sans celle qui a entraîné la mort de Jean-Marie Goyetta, un mois après avoir été touché par un projectile tiré d’une carabine de grande chasse, du 270.
C’est ce calibre que Laurent Vili a toujours admis avoir eu en main, ce 8 janvier, au matin, lorsqu’il a tiré sur un homme, « à hauteur de la jambe, pour ne pas le tuer ». Jamais l’arme n’a pu être retrouvée. Elle aurait été utilisée par la communauté wallisienne jusqu’en août 2002, date de la garde à vue de l’accusé, à Montpellier. Après, mystère. Pour l’accusation, c’est le signe d’une dissimulation délibérée. Hier, l’audition appuyée de Petelo Laupua, qui aurait été le dernier à avoir tenu la 270, n’a fait qu’embrouiller les choses. « Mais non, moi j’avais une 300 », ou alors, « je ne sais plus qui a pris la carabine. » Bref, rien de tangible.
Passé cet écueil, il a fallu ensuite se pencher sur la position du tireur. Ce fut le second moment de la journée où il a été question d’un autre absent : Constant Dawano, l’oncle de Jean-Marie Goyetta qui était à ses côtés lorsqu’il est tombé. '' « Constant Dawano, il avait beaucoup d’idées. Mais il n’était pas vicieux. Il était sincère et cherchait des solutions. »''

Décédé le 14 septembre dernier, le seul témoin privilégié de cette affaire a finalement toujours dédouané l’accusé, alors qu’il n’y avait bien évidemment aucun intérêt. Et comme la veille, on a largement épilogué des deux côtés de la barre sur l’interprétation de ses déclarations : le tireur était du côté opposé à celui de Laurent Vili, la blessure de Jean-Marie Goyetta était celle d’une balle de moindre calibre, voire d’une arme automatique etc.
La question de la crédibilité de ses déclarations a donc été posée à l’un des enquêteurs de l’époque, cité comme témoin. « Dawano, il avait beaucoup d’idées, en a convenu le lieutenant Morichon. Mais ce n’était pas un vicieux. Je pense qu’il était sincère et qu’il cherchait réellement des solutions. » La défense saute à pieds joints. « Alors pourquoi ne pas avoir exploré les autres hypothèses qu’il avançait ? Ou pourquoi avoir laissé de côté celles qui n’allaient pas dans le sens des aveux de Laurent Vili ? La piste de l’homme en bleu qui s’enfuit ? Et les autres tireurs du secteur qui avaient, eux aussi, des 270 ? », ont insisté Mes Frédéric de Greslan et Gilles Gauer, qui ont lâché l’expression : instruction à charge. Contre eux, ils ont cependant un fait, têtu. L’absence de l’arme.
Hier, les auditions des témoins se sont déroulées jusque tard dans la soirée. Aujourd’hui, ce sera l’heure du réquisitoire et des plaidoiries. Le verdict est attendu dans la soirée.

Pierrick Chatel

jeudi 4 décembre 2008

Procès : Compte-rendu de la journée du jeudi 4 décembre 2008

Je reçois ce compte-rendu à l'instant après 14h d'audience. Merci à mes correspondants que j'embrasse très fort... Voilà donc ce qu'il s'est passé durant ces longues heures chargées en émotion de toutes parts.

Le matin

Le président du tribunal a commencé par lire les déclarations de monsieur Dawano (l'oncle de Jean Marie Goyetta), le témoin clé du premier procès qui avait permis de disculper Laurent. Dans sa déclaration, il décrit comment au petit matin, il a entendu des coups de feu dans l'eau, et comment il a décidé de partir avec son neveu chercher d'où provenait le tir. Il expliquera plus tard que JM Goyetta s'était mis dans la position du tireur et qu'il lui avait dit de ne pas rester à découvert. A cet instant il était frappé d'une balle de fusil de grande chasse au niveau du bassin et s'écroulait sur le sol.

Lors de la commission rogatoire, on avait noté à quel point il était difficile de faire une reconstitution en l'absence de Lolo, et surtout dans un décor qui avait changé (la reconstitution a eu lieu en juillet et la végétation n'était plus la même. Le passage d'un cyclone avait également sans doute modifié beaucoup de choses.) Tant bien que mal, les enquêteurs avaient réussi à déterminer un angle de tir, le nombre de coups de fusil et une distance de tir. Ils avaient également pu noter que la victime ne portait pas de cartouchière. Le témoignage de monsieur Dawano apportait des éléments concernant les opposants Wallisiens, il disculpait du même coup Kilo (le cousin de Lolo et par conséquent, Lolo lui-même.)

Les jurés sont restés longuement à lire le rapport effectué par les enquêteurs. Ils ont pu découvrir le théâtre des événements ainsi que le parcours effectué par Constant Dawano et son neveu ce matin là.

En ce qui concerne l'arme on sent à quel point il pouvait régner une tension importante à l'époque. L'idée que l'arme ayant atteint la victime pouvait être une arme militaire a pesé longtemps sur les débats…

Nous avons pu assister à un témoignage pour le moins surréaliste. En effet, monsieur Alert va dire la même chose et son contraire lors de sa déclaration. On se demande, à ce moment là, à quel point il ne subit pas des pressions. Il va tout de même déclarer quelque chose d'intéressant quand il affirmera à plusieurs reprises que les gendarmes "qui étaient en colère ce jour là" lui ont fait dire que JM Goyetta portait une cartouchière. Ce témoin affirmera également que les forces de l'ordre lui ont fait signer sa déclaration sans lui permettre de la relire !

Le président lira d'autres témoignages de Kanaks allant dans le sens de ce qu'avait déclaré monsieur Dawano avant de donner la parole aux Wallisiens.

C'est Pétélo Laupua dit "kilo" (le cousin de Lolo) qui est entendu le premier. Ce dernier était avec Laurent au moment des faits. On mesure la souffrance et le sentiment d'abandon ressentis par la communauté à ce moment là. Il décrit le contexte au travers duquel il a vu sa maison incendiée, les prédations et la peur pour les siens. Kilo racontera également le moment ou il va demander de l'aide auprès des gendarmes et les réponses qui lui sont faites : "On ne peut rien faire, assurez votre défense seuls". Pétélo va alors hisser le drapeau Français sur sa maison comme pour se convaincre qu'il vit encore dans un état de Droit…

Par la suite on sent qu'il reste traumatisé par les événements et qu'il va tout faire pour protéger celui qu'il considère comme son petit frère (Lolo). Malheureusement ses tentatives sont maladroites et elles amènent l'avocat général à l'accuser d'avoir délibérément caché l'arme de Lolo. Il niera.

L’après midi 14h-22h…

Cela débute par la projection du film où l’on voit Kilo ( cousin de lolo, présent avec lui au moment des faits ) et les enquêteurs lors de la reconstitution sur les lieux de l’Ave Maria. Cela nous éclaire sur la végétation, les positions de lolo et de la victime et sur la topographie. On comprend mieux les dires de kilo sur l’impossibilité de voir clairement la position des autres Wallisiens sur les autres de tirs. La défense met en exergue une explication à la disparition des armes dont celle qu’a utilisée Lolo car suite à une dispute violente avec sa sœur, kilo, perturbé, disjoncte et tire plusieurs coups de feu. Les autres habitants de l’ave maria craignent une autre scène de ce type retirent les armes stockées chez lui jusqu’à présent.

Lieutenant Morichon

Il revient sur les conditions « impossibles » de l’enquête qui ne s’appuie au départ que sur des rumeurs. On peut remarquer plusieurs manquements à l’instruction :

  • Différentes pistes offertes par Dawano (oncle de la victime, présent avec elle, au moment des faits) non vérifiées car elles lui semblent « fantaisistes ».
  • Pas de procès verbal lors du déplacement sur les lieux avec l’expert
  • Il concède qu’il y avait d’autres postes de tirs ce matin là, mais ne vérifie pas qui pouvait s’y trouver, ni s'il y avait d’autres porteurs de calibre 270…
  • Il cherchait une arme sans savoir le calibre de celle-ci !!!

La défense pose des jalons pour mettre en évidence le décalage chronologique entre le coup porté à la victime et le coup tiré par Laurent. Mais il y a beaucoup de heurts entre les parties.

Expert balistique

Il affirme clairement qu’aucune des positions de tirs n’est compatible avec la position de la victime, quand elle est touchée, décrite par Dawano, ni avec les analyses des légistes. Autrement dit, Laurent n’a pas pu atteindre de son poste la victime, ce qui constitue une preuve scientifique de l’innocence de Laurent. Il conclut en disant qu’un grand champ de possibilités est ouvert.

La rumeur

De nombreux témoignages se succèdent sans lever la confusion de ces rumeurs. Si ce n’est qu’elles soient lancées par des opposants au papa de Laurent.

Les fax

Témoignage plein de tendresse d’une maman qui est interrogée sur les correspondances qu’elle avait échangées avec Laurent à cette époque. Il en ressort que ce sont l’inquiétude et l’amour qui lui dictent ses mots.

La suite demain....

Procès : Compte-rendu de la journée du mardi 2 décembre 2008

Ce compte rendu de la première journée du procès arrive en décalage par rapport à celui de la deuxième, quoiqu'il en soit voilà ce qu'il s'est passé ce jour là :

La première journée plante clairement le décor :

  • Le président du tribunal parait être beaucoup plus professionnel que lors du premier procès.
  • Les jurés sont cette fois au nombre de 12 (neuf pour le premier procès)
  • Un avocat général beaucoup plus présent et incisif que son prédécesseur
  • Idem pour la partie civile

La journée a débuté par la lecture de l'acte d'accusation durant laquelle Lolo a déjà du répondre à toute une série de questions.

Ensuite est venu le tour des témoins de personnalité (vos serviteurs). La grande nouveauté pour nous a été de nous faire cuisiner par l'avocat général et celui de la partie civile. Les questions tournaient autour de la comptabilité entre la description que nous faisions de Laurent et le fait qu'il ai pu prendre une arme et tirer, qu'aurions nous fait à sa place ? Exercice pas facile mais en parlant avec notre cœur nous nous en sommes bien sortis.

Le psychiatre est ensuite intervenu sur l'enquête de personnalité. Ses conclusions se passent de commentaires dans la mesure où il a dit que Laurent était plus normal que lui et qu'il se demandait si dans la même situation il n'aurait pas fait la même chose !

Nous avons ensuite eu droit à la lecture des vérifications faites sur la personnalité de Laurent durant laquelle le président a balayé un certain nombre de témoignages bien sur tous en faveur de Laurent, avec entre autre : Thierry Perez, Pascal Mancuso, Nicolas Barbaz, Didier Nourault, …

La cour s'est ensuite attachée (chose qui n'avait pas forcément été mise en évidence lors du premier procès) à déterminer et clarifier le contexte des faits.

Nous avons vu défiler à la barre (physiquement et par visio-conférence) un certain nombre de représentants de l'ordre publique (le colonel Travers ainsi que deux gendarmes en charge des escadrons présents sur le site au moment des faits). On apprend que plusieurs stratégies semblent avoir été élaborées sans que véritablement une seule d'entre elles soit mise en application… en substance on était présent mais on n'a rien fait ! On a senti planer l'ombre des événements d'Ouvéa sur ce conflit, puisque de l'aveu même des acteurs qui ont témoigné, le principal objectif des forces de l'ordre était de ne pas se faire prendre!

La question de la légitime défense collective a été posée, la réponse appartiendra à la cour, mais certains semblent penser qu'elle ne peut s'appliquer à la communauté Wallisienne mais par contre elle existe pour les gendarmes…

Nous avons eu droit à un petit retour en arrière sur l'attaque de l'Avé Maria par les Mélanésiens. Les gendarmes étaient présents au moment de la mise en place de ladite attaque par les jeunes de la tribu de St Louis, mais ils ont quitté les lieux pour se redéployer ailleurs!

Quand la sœur de Kilo (cousine de lolo est venue à la barre raconter ce qui se passait cette nuit là, on mesure largement les sentiments d'abandon et de détresse qui habitent les Wallisiens aujourd'hui. Témoignages largement renforcés par le maire du mont dore de l'époque!

La diffusion du reportage de TF1 a de nouveau marqué les esprits. Le premier juré, membre de la communauté Wallisienne a préféré se désister en mettant en avant le fait qu'elle risquait de manquer d'impartialité au moment du jugement.

Voilà pour cette première journée de procès ce qui en ressort essentiellement c'est la confirmation de la défaillance de l'état dans cette histoire ainsi que la stratégie de la partie civile et du parquet qui semble se préciser autours de la caricature de milice Wallisienne venant attaquer la paisible communauté mélanésienne! On n'est plus à une couleuvre prés…

mercredi 3 décembre 2008

Procès : Compte-rendu de la journée du mercredi 3 décembre 2008

Le temps de régler quelques soucis techniques de communication entre Nouméa et Montpellier, et voilà le premier compte-rendu arrive. Merci Denis

La journée de ce mercredi est consacrée aux faits

La matinée servira à entendre la version de Laurent. Il commence par exprimer le sentiment d’abandon vécu par la communauté wallisienne et raconte en détail le déroulement de son séjour ainsi que la nuit des faits.

Les débats vont porter en particulier sur le moment précis où Laurent à quelqu’un dans sa visée. La question étant de savoir s’il y avait légitime défense et s’il reconnait la victime à ce moment. Le président va revenir longuement sur les aveux de Laurent mettant en doute sa bonne foi. Laurent a expliqué longuement que le but de ses aveux était d’aller vers la vérité mais ce que les gendarmes relataient ne faisait pas état de la part de doute qui l’habitait depuis toujours.

La partie civile et l’avocat général vont axer leur stratégie en particulier sur la question des aveux en occultant tout le reste. La défense va s’employer à démontrer que d’autres pistes auraient pu être exploitées.

Témoignage de Sarah

L’intervention de Sarah était poignante. Elle revient sur l’interpellation et la garde à vue ainsi que sur l’état psychologique dans lequel était Laurent au moment de son retour en métropole. Elle conforte la manière peu orthodoxe dont les aveux ont été obtenus ainsi que la manipulation des gendarmes pour orienter les déclarations de Laurent.

L’après midi

Nous avons entendu le lieutenant Chiancazo et le Capitaine Carmona qui avaient pour mission d’enquêter sur les affaires liés aux événements de St Louis.

Ils reviennent sur le climat qui régnait à l’époque : Ils emploient le terme de guerre civile pour décrire les événements. Ils reviendront également sur l’enquête puis l’interpellation de Laurent et de Sarah et de la perquisition effectuée à leur domicile. Ils précisent que l’enquête s’est réalisée dans des conditions difficiles et dans un cadre surnaturel. Les enquêteurs n’ont pu se rendre sur les lieux que 6 mois plus tard !!!!

Les aveux obtenus rapidement ont conduit les enquêteurs à négliger les autres pistes, ce qui explique que l’instruction n’ai été faite qu’à charge…

Les experts

Les experts médicaux se succèdent en apportant des éléments contradictoires qui sèment le doute dans les esprits.

Comme lors du 1er procès le docteur Merger s’est illustré par son incompétence. Le président évoque même un « raté » dans la procédure.

On peut noter de grands manquements dans l’instruction qui ont entravé et ralenti le travail de la défense.

Laurent Vili, un accusé modèle

Les Nouvelles Calédoniennes édition du 3 décembre 2008

La première journée du procès en appel de Laurent Vili a été consacrée à l’étude de la personnalité d’un accusé « gentil, attachant et foncièrement bon ». En fin d’audience, la cour d’assises a abordé le contexte des faits, notamment par l’audition du commandant des forces de gendarmerie de l’époque.

« Il n’aurait jamais dû se trouver à cet endroit-là. Vraiment. » La phrase, répétée quatre ou cinq fois par l’expert psychiatre, qui a dressé un tableau « plus que normal » de l’accusé, a sans doute résonné dans la tête des jurés. Ce 8 janvier 2002, donc, Laurent Vili n’aurait jamais dû être en bordure de la Thy, dissimulé dans la végétation. Il n’aurait jamais dû mettre en joue un homme dans la lunette de sa 270, avant d’appuyer sur la détente, puis de se baisser brusquement, par peur d’une riposte.
Pourtant, invariablement, tous les témoins cités par la défense l’ont admis. « Dans sa situation, j’aurais fait la même chose », assure ainsi Denis Navizet, un ancien partenaire de Montpellier, même si l’affirmation a parfois été tempérée. « Dans une équipe de rugby, quand on est pilier comme l’est Laurent, on apprend à ne pas reculer, on fait face », a expliqué Jean-Michel Meunier, un ancien première ligne. Alors oui, pour ses amis, ce 8 janvier, « Lolo a fait face ». Même si tous ont d’abord eu du mal à croire à ce coup de fusil, qui ne cadre pas avec le Laurent qu’ils connaissent. Un homme que ses amis aiment « comme un frère » ou qui « représente tout ce que je souhaite que mes enfants deviennent ».

« Laurent, il représente tout ce que je souhaite que mes enfants deviennent »

Après avoir parlé de son enfance heureuse, des heures passées avec les gamins de la tribu, des valeurs transmises par sa famille, de son père, « un papa wallisien qui ne montre pas son affection, parce que ce serait un aveu de faiblesse », Laurent Vili a évoqué sa rencontre avec le monde sportif, « qui lui a permis de voyager », puis de son départ pour la Métropole avec Sarah, sa copine. Et de son changement, après son « retour de Saint-Louis », en janvier 2002. « Je n’étais plus le même, a-t-il expliqué. Sarah a fait de son mieux pour m’aider mais elle ne pouvait pas comprendre ce que j’avais vécu. On était devenus deux étrangers. On s’est séparés pour se reconstruire chacun de notre côté. » L’avocat général saisit l’occasion au vol. « Pas parce qu’il y avait des divergences sur vos déclarations ? ». Léger sourire en coin de l’accusé. « Non, je voulais la protéger. Je n’ai pas eu envie de la mêler à tout cela. Je lui ai dit que Jean-Marie, c’était peut-être moi. » A l’époque, Laurent Vili avait envisagé cette version de l’histoire.

Pierrick Chatel

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« Il fallait limiter les dommages collatéraux »

mardi 2 décembre 2008

Deux familles à la barre

Les Nouvelles Calédoniennes édition du 2 décembre 2008 une LNC

Acquitté en avril dernier pour le meurtre de Jean-Marie Goyetta, Laurent Vili sera de nouveau jugé à partir de ce matin et jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de Nouméa. Dans chaque camp, on espère que le procès permettra de tirer définitivement un trait sur les violences de l’Ave Maria de 2002, à défaut de les effacer complètement.

Ce week-end, à Saint-Louis, on a organisé une fois encore un loto, pour récolter des fonds. « Le 24 septembre dernier, au pied du Mwa Ka, on avait vendu des plantes ou des bougnas pour financer les frais d’avocat », explique Ghislaine, la sœur de Jean-Marie Goyetta. Du côté de Laurent Vili, un comité de soutien s’est mis en place depuis plusieurs mois déjà. Cet élan de solidarité est porté à bout de bras par la famille du rugby, à laquelle appartient le solide Wallisien, toujours pilier à l’AS Bédarrides, l’équipe d’un petit village du Vaucluse qui joue en troisième division. Trois internationaux français ont d’ailleurs vendu aux enchères leurs maillots.
Si, dans chaque camp, la mobilisation ne se dément pas, on appréhende évidemment de manière bien différente cette seconde épreuve judiciaire. Même si des deux côtés, on veut fermement croire à cette formule qui peut sembler incantatoire mais que l’on ne cesse de répéter : le destin commun.

Dans la famille de Jean-Marie Goyetta, tombé sous une balle de gros calibre en janvier 2002, on se raccroche aux paroles de la procureure générale, qui avait fait appel de l’acquittement. « Elle a dit que le dossier contenait suffisamment de charges pour le condamner », assure Ghislaine, qui ne prononce pas ou très peu le nom de l’accusé. A Saint-Louis, tout le monde avait ressenti le verdict comme une véritable injustice. Passée l’incompréhension, les commentaires avaient rapidement glissé sur des considérations communautaires. « Quand des Kanaks sont poursuivis, la justice condamne. Pas quand ce sont des Wallisiens.»
Samedi, lorsque les responsables coutumiers ont accompagné Laurent Aguila — l’avocat qui défendra les parties civiles — près de la rivière où Jean-Marie Goyetta a été touché par le tir, ils ont ainsi reparlé de cette « teneur politique du dossier ». « Il faut que le conflit de l’Ave Maria s’arrête une bonne fois pour toutes. Il faut que cette affaire serve de référence à la communauté kanak », a dit l’un d’eux. « Et si ce n’est pas lui qui a tué Jean-Marie, il faut bien que ce soit quelqu’un », ajoute Ghislaine, dont la maman est décédée en janvier dernier. « Elle est partie sans savoir qui avait tué son fils », se désole-t-elle.

Laurent à Nouméa fin novembre 2008 Chez les Vili, on fait aussi bloc derrière le « petit » dernier d’une famille de six enfants, lui qui parle de sa jeunesse « heureuse et joyeuse » à la tribu de Saint-Louis. « C’était les meilleurs moments de ma vie, le bonheur », raconte Laurent Vili, qui se souvient des trois titres de suite remportés par l’équipe de la tribu, lorsqu’il en était le gardien de but, d’un tour de Calédonie avec ses coéquipiers kanak, d’une halte à Tiendanite, « sur la tombe de Jean-Marie ». Et puis, comme ses frères et sœurs, du bonheur qui s’écroule au moment des violences. « Mais ce conflit entre deux communautés, hors de Nouméa, ça n’intéressait personne, déplore Marianne, l’une des sœurs de Laurent. Que l’Etat ne soit pas intervenu pour protéger la simple liberté d’aller et venir, cela a remis en question beaucoup de nos convictions. » Pour l’acquitté Vili, le répit a été de courte durée, avant l’annonce de l’appel. « C’est devenu dur d’apprécier les moments simples de la vie depuis, parce que j’ai toujours cette épée de Damoclès sur la tête, confie-t-il. J’aimerais qu’on sorte de ce procès sans avoir de question à me poser. Pour pouvoir recommencer à vivre. » Sa famille, en proie aux doutes, a parfois vécu des moments difficiles. Laurent aussi. « Cette affaire a détruit mon couple. J’ai perdu la femme de ma vie ». Il n’en dira pas plus.

... l'article complet de Pierrick Chatel

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lundi 1 décembre 2008

Dans quelques heures le second procès va commencer...

Ici nous sommes encore le 1er décembre, à Nouméa c'est le jour J. Dans quelques heures le second procès va commencer.

Bon courage Laurent, nous sommes avec toi !

lundi 3 novembre 2008

Le second procès aura lieu du 2 au 5 décembre 2008

Après ce premier procès auquel la procureure générale Annie Brunet-Fuster a fait appel suite à l'acquittement de Laurent Vili, le second jugement se déroulera de nouveau à Nouméa du Mardi 02 au Vendredi 05 décembre 2008.

Bon courage Laurent. Nous espérons que tu sortes enfin libre de ce nouveau procès !

samedi 10 mai 2008

Cet appel qui interpelle

Paru dans "Les Infos" le 9 mai 2008

Le parquet général a annoncé récemment qu'il faisait appel de l'acquittement de Laurent Vili, jugé devant la cour d'assises pour le meurtre de Jean-Marie Goyetta. Une décision plutôt surprenante, mais qui s'explique. Pas comme le veut forcément la nouvelle procureure générale.

Acquitté Vili, levez-vous et repassez par la case justice. Annie Brunet-Fuster, la procureure générale, a donc annoncé qu'elle faisait appel de l'acquittement prononcé par la cour d'assises à l'encontre de Laurent Vili.
Selon madame Brunet-Fuster, c'est la "logique judiciaire" qui a d'abord prévalu dans sa décision "difficile à prendre". Elle a même considéré que "en dépit des débats, le dossier contient des charges suffisantes à l'encontre de Laurent Vili", en ajoutant qu'il est nécessaire de "ne pas s'arrêter au milieu du gué en allant jusqu'au bout de la logique judiciaire". Comprenne qui pourra, notamment lorsque la même procureure générale déclare que les pressions générées par ce verdict sont étrangères à sa décision.
En fait, il semble bien que le communiqué de l'Union calédonienne (lire ci-dessous), tout comme la manifestation organisée après le verdict de ce procès, pèsent lourd dans cet appel. Ce qui peut à la fois se comprendre et surprendre.
Comprendre car il y a bien une mort tragique qu'il faut élucider. Surprendre car le procès a démontré que Laurent Vili n'était pas forcément l'auteur de cet assassinat.

Nouvel exemple de ces dysfonctionnements

A dire vrai, et bien au delà de ce seul cas, il serait visiblement plus opportun, désormais, de lancer un vibrant appel à cette justice calédonienne, qui souffre d'instructions souvent trop mal ficelées, d'enquêtes parfois bâclées et de verdicts qui en souffrent de manière patente. L'affaire Vili est un nouvel exemple, qui s'ajoute à tant d'autres, de ces dysfonctionnements qui vont finir par désabuser le plus grand nombre.
Il y a quelques mois, l'affaire Kohnu, dans un autre registre, avait suscité les mêmes interrogations. Avec deux coupables initialement désignés pour finalement aboutir à un seul condamné. Aujourd'hui, c'est donc un acquitté, Laurent Vili, qui va devoir retrouver le banc des accusés. Pour un nouveau procès dont on perçoit mal l'intérêt s'il n'apporte, comme c'est envisagé, aucun fait nouveau.
En conclusion, on ne peut pas oublier et autre cas, Portugais celui-là. L'histoire d'un frêle petit personnage, handicapé physiquement, limité intellectuellement, et qui a fomenté un plan diabolique pour tuer sa victime. Au final, une peine de vingt ans. Peut-être que ce maçon dans cette affaire , n'a pas été assez franc.

Th. S.

Communiqué de l'Union calédonienne

vendredi 2 mai 2008

Laurent Vili sera jugé une seconde fois

Les nouvelles Calédoniennes édition du 2 mai 2008

Il y aura un second procès Vili. Mercredi, le parquet général a annoncé qu’il allait faire appel de l’acquittement de Laurent Vili, jugé la semaine dernière devant la cour d’assises pour le meurtre de Jean-Marie Goyetta.

La justice n’en a pas fini avec les violences de Saint-Louis. Mercredi, Annie Brunet-Fuster, la procureure générale, a annoncé qu’elle allait faire appel de l’acquittement prononcé par la cour d’assises à l’encontre de Laurent Vili. La semaine dernière, ce rugbyman, pilier de l’équipe de Montpellier, avait été jugé pendant trois jours pour le meurtre de Jean-Marie Goyetta, un Mélanésien mortellement blessé par balle en janvier 2002, lors des violences qui avaient opposé les communautés kanak et wallisienne de l’Ave Maria. Selon Annie Brunet-Fuster, c’est la « logique judiciaire » qui a d’abord prévalu dans sa décision, « difficile à prendre ». « J’ai considéré qu’en dépit des débats, le dossier contient des charges suffisantes à l’encontre de Laurent Vili », a d’abord indiqué la procureure générale, qui souhaite ainsi « ne pas s’arrêter au milieu du gué en allant jusqu’au bout de la logique judiciaire ». Dans cette optique, le parquet général n’envisage pas de demander de supplément d’information. Le dossier jugé en appel restera donc le même. Le second point de son argumentaire, c’est celui de l’ordre public. « En raison des importants évènements qui se sont déroulés après le décès de Jean-Marie Goyetta, je considère qu’il est de mon devoir d’établir des responsabilités dans cette mort .» Annie Brunet-Fuster a par ailleurs indiqué que cet appel n’était pas destiné à donner des « gages » à la communauté kanak de Saint-Louis. « Avec cette décision, je ne cherche pas à rentrer dans le conflit, mais uniquement à répondre à une question d’intérêt public. »

Pierrick Chatel

Me Frédéric de Greslan : « Laurent Vili sacrifié sur l’autel de l’ordre public »

« L’argumentation du parquet général est parfaitement fumeuse. Quitte à aller jusqu’au bout de la logique judiciaire, autant systématiquement faire appel de tous les jugements de première instance, bons ou mauvais pour le ministère public. Or s’il y a eu procès, c’est justement pour faire le tri parmi les éléments du dossier. Là, les jurés ont considéré que les charges retenues à l’encontre de Laurent Villi ne tenaient pas. Pour nous, cette décision n’est qu’un cache-misère qui masque les vraies raisons de cette décision : on a peur de la réaction des Kanak de Saint-Louis. Et on sacrifie donc Laurent Vili sur l’autel de l’ordre public. »

Me Maxime Guérin-Fleury : « Une bouffée d’espoir donnée à la famille Goyetta »

« Nous espérions tous cette décision, nous nous en félicitons donc. C’est une bouffée d’espoir donnée à la famille de Jean-Marie Goyetta, qui n’a compris ni la décision de la cour d’appel, ni les demandes du ministère public lors de l’audience, lorsqu’une peine de cinq ans avec sursis avait été requise. Pourtant, le dossier contient beaucoup d’éléments à charge, même si on peut ne pas forcément être convaincu de l’intention de tuer. Pour la famille de la victime, l’interrogation demeurait sur le message délivré par la justice après cet acquittement. Nous sommes donc prêts à repartir pour un second procès. »

mercredi 23 avril 2008

Le procès c'est fini !

ACQUITTÉ !

on évacue et on raconte après !

mardi 22 avril 2008

Le procès : compte-rendu jour 2

Résumé de la deuxième journée du procès transmis par Denis (Merci à lui) :

Le procès vient de se terminer à 21h30 heure locale.

Matin

La matinée a vu se dérouler l’audition d’une partie des témoins cités par la partie civile.

1er témoin : M. Dawano, la personne qui se trouvait avec la victime au moment des faits.
Son audition accrédite de manière assez précise les différents points que Lolo avait toujours évoqués dans ses dépositions. Notamment dans le timing au moment du coup de feu, la position dans laquelle il se trouvait et la trajectoire de la balle.

2ème témoin : « Kilo », un cousin de Lolo posté juste à côté de lui au moment des faits.
On commence à avoir une idée précise de se qui s’est réellement passé ce matin là. Le timing se précise et les déclarations des personnes présentes à ce moment là (quel que soit le camp) se recoupent et semblent pour l’instant être favorables à Lolo.
Beaucoup d’émotion. Imaginez un wallisien de 150 kg raconter les évènements qui ont précédé l’attaque des mélanésiens (au mois de décembre 2001) sur la communauté de l’Ave Maria des Wallisiens. Les femmes et les enfants en pleurs évacués dans la brousse alors qu’on mettait le feu à leur maison, les animaux domestiques tués, dépecés, brûlés et on vous passe les évènements les plus sordides.

3ème témoin : Un beau frère de Laurent (dont j’ai oublié le nom).
Il met en évidence le fait que tout soit parti d’une rumeur véhiculée par des opposants « politiques » à la Famille Vili. Ces opposants souhaitaient prendre la place du père de Laurent à la tête de la communauté.

Après-midi

L’après midi s’est découpée en 2 temps : les experts et une autre partie des témoins cités par l’accusation.

1er expert : médecine légale
Après de multiples discussions et contradictions, le décès serait dû non pas à un choc sceptique mais, au choix : à des problèmes de coagulation, à une infection nosocomiale, à la blessure elle-même, … Bref on n’en sait rien !
Finalement le point crucial réside dans l’absence d’autopsie au moment du décès de la victime, là encore l’instruction, uniquement à charge, semble être au cœur du problème.
Cela pourrait prêter à rire si les circonstances n’étaient pas si dramatiques, mais le scanner montrant la balle de gros calibre a été retrouvé 1 an après dans les archives de l’hôpital et encore parce que l’expert balistique, souffrant d’une hernie, est allé consulter le médecin qui justement avait opéré la victime au moment des évènements. A cette occasion, celui-ci fait part à l’expert de son désaccord sur le rapport sur le calibre identifié (pour mémoire jusqu’à ce moment la balle ayant blessé la victime est de petit calibre …) !!!

2ème expert : balistique
Après l’exposé de l’expert, la défense se concentre sur la position de tir et la trajectoire de la balle. Là encore l’instruction montre des approximations hallucinantes ! La reconstitution s’est déroulée en 2 temps : la première fois sans procès verbal, ni expert balistique. La deuxième 1 an après, l’arbre derrière lequel se cacher la victime ayant été remplacé par une stèle et la végétation ayant complètement changé par rapport à l’époque des faits.
D’autre part, d’après l’expert, la probabilité de toucher une cible pour un néophyte (ce qu’est Lolo) utilisant une arme de gros calibre à une telle distance (environ 70m) est largement plus difficile que de la toucher.
L’élément clef se situe véritablement dans la démonstration que la balle qui a touché la victime ne peut pas provenir de la position où était posté Lolo.

4ème et 5ème témoins : Kiki et Lapé
Nous reviendrons sur eux demain, car il a été demandé par l’ensemble des parties des confrontations, dans la mesure où certaines zones d’ombre sont en train d’apparaître dans leur déclaration …

6ème témoin : Sarah
Ce fut un témoignage extrêmement riche en émotion, et même si la journée fut longue, l’attention était à son comble pour écouter le récit plein de sincérité sur les instants qui ont suivi les évènements jusqu’à l’arrestation de Lolo à Montpellier.

Impression générale :

Journée globalement positive. Un certain nombre d’éléments vont dans le sens de la non culpabilité de Lolo.
La matinée de demain devrait être décisive au niveau des derniers témoignages et surtout des 3 confrontations. Viendront ensuite les plaidoiries, délibération et verdict !

12h de procès on est cuit …
A demain et allez Lolo !

lundi 21 avril 2008

Le procès : compte-rendu jour 1

Compte-rendu de la première journée du procès communiqué par Denis sur place à Nouméa.

Le procès de Lolo a donc commencé ce matin à 8h (heure locale).
La journée a débuté par la désignation des jurés, à noter que sur les 9 jurés, 7 sont des "blancs" et 2 mélanésiens.
Ensuite, présentation des témoins et planning des interventions des témoins de personnalité et de faits.
Nous sommes rentrés dans le vif du sujet avec l'énoncé des faits (18 pages !!!).
Puis vient la partie sur la personnalité de Lolo. Le psychiatre a dressé un portrait en béton de Lolo (encore mieux qu'on pouvait l'imaginer !).
Les témoignages de personnalité (très émouvant et très impressionnant pour nous ...) sont venus renforcer ce portrait.
Après une courte pause sont venues les auditions des enquêteurs : édifiant ! (par exemple entre les faits et les constatations sur le terrain 5 mois se sont écoulés ...).
Ce fut un véritable festival de la défense qui a largement démontré les manquements et les approximations de l'enquête. La démission de l'Etat au moment des faits commence à être démontrée voire même avouée par ses représentants !!!

Puis vient le moment le plus terrible de la journée : l'interrogatoire de Lolo par le Président sur la base des aveux. Le Président a clairement interrogé Lolo à charge, mais Lolo a su rester calme et serein et n'a pas cédé à cette provocation.

Les impressions générales :
Ce fut une journée assez positive, la partie civile et l'avocat général sont inexistants (le calme avant la tempête ?). Les avocats de la défense sont pour l'instant remarquables, et Lolo est d'un courage exemplaire, c'est vraiment un grand bonhomme !!!

Des nouvelles demain pour la deuxième journée du procès : témoignage des faits et les experts. Bonne nuit !

samedi 15 mars 2008

Le procès se déroulera à Nouméa du 21 au 23 avril

Voilà ça y est la date du procès est fixée. Après 6 ans d'attente, 13 mois de détention préventive à l'isolement, 5 ans de contrôle judiciaire en France avec interdiction de séjour en Calédonie, le jugement de Laurent aura lieu à Nouméa. Son avocat Maître GAUER, qui a pris le relais du bâtonnier Ferran, est prêt.

De son côté, Sarah, qui a toujours soutenu Laurent dans cette terrible épreuve, lance le message suivant :

Pour l'occasion, vous êtes tous cordialement invités à être présents pour grossir les rangs des supporters d'un destin commun en Calédonie, contre le racisme, la haine, l'arbitraire et le "je m'enfoutisme".
Quelle que soit votre ethnie, quelles que soient vos convictions politiques, si vous aspirez à la paix et à la justice dans notre pays, vous serez là pour soutenir Laurent et les siens contre la violence, la calomnie et la méchanceté gratuite.

Laurent a besoin de votre soutien financier

Les frais d'avocats et de déplacement en Nouvelle Calédonie pour ce procès sont très élevés, votre soutien financier sera le bienvenu. Pour soutenir Laurent financièrement, il vous suffit d'envoyer un chèque ou un mandat libellé à l'ordre de l'A.J du MRC Soutien Laurent Vili à :

Comité de soutien à Laurent Vili
MHRC Stade Yves du Manoir
5OO avenue de Vanières
34070 Montpellier

Courage Laurent, nous sommes avec toi.